Les collections

Les collections et leur histoire

Les outils des luthiers de Jenzat

Le centre luthier de Jenzat attire l’attention des musicologues par la qualité de la lutherie et par la spécialisation des luthiers sur un seul instrument : la vielle à roue. Ce patrimoine a suscité depuis longtemps l’intérêt des musées.

A partir de décembre 1958, Monsieur Favière, conservateur du Musée de Bourges souhaite installer deux vitrines consacrées à la vielle au musée de Montluçon, il réclame dans ce but le concours de M. Pajot Jacques-Antoine, Maison Pajot-Jeune à Jenzat.

 

Cartel

 

 

Dès 1960, une collection importante est réalisée par le Musée National des Arts et Traditions populaires à Paris suite aux visites chez Monsieur Pajot du directeur de ce musée : Georges Henri Rivière et aux enquêtes, en 1959, des ethnomusicologues du MNATP, chercheuses au CNRS : Claudie Marcel-Dubois et Marguerite Pichonnet-Andral.

En 1983 et 1984, une campagne d’enquêtes et une exposition de préfiguration du musée était réalisées par Jean-François Chassaing, ethnologue, sur financement du Ministère de la Culture (Mission du Patrimoine ethnologique, appel d’offre). En 1986, la création de la Maison du luthier – Musée permettait l’acquisition d’une très importante collection d’outils ( voir l’atelier des vielles ) grâce à la donation de Jacques et Hélène Pajot.

En 1991 la ville de Montluçon achète pour son musée une collection d’outils de lutherie à M. Boudet, luthier (provenant du fonds Pajot Jeune).

Après 1935, la plus grande partie des outils de lutherie appartient à la Maison Pajot Jeune car celle-ci est la dernière en activité à Jenzat. A partir de 1991 les collections sont partagées entre les musées de Paris (MNATP), Montluçon et Jenzat. Les outils ont été brassés et distribués, certains viennent de l’atelier Pimpard, d’autres de l’atelier Nigout, d’autres de l’atelier Tixier, d’autres de chez J-B. Pajot. Seule une étude minutieuse de ces objets permet de remonter aux luthiers utilisateurs.

Le musée de Jenzat a entrepris cette étude et plusieurs autres concernant la diffusion des vielles, le négoce, la restauration, l’usage de certains outils tels que les règles à clavier.

J.-Fr. Chassaing, responsable de la Maison du luthier – Musée

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